Février 2008
Aberrant, le projet de parrainage d'enfants victimes des camps nazis par des élèves de CM2.
Qu'en est-il du principe de neutralité de l'Education Nationale ?
Et pourquoi ne pas parrainer les victimes des massacres de la Saint Barthélémy pendant qu'on y est.
En outre, je demande à voir la réaction de parents musulmans si jamais cette mesure était imposée.
Il serait plus judicieux que l'on célèbre la mémoire de ceux qui sont morts pour la liberté dans notre pays.
Quelle déplorable attitude monarchique.
Pour ceux qui ne l'auraient pas lu, lisez le rapport Darcos 2006 sur la condition enseignante (fichier pdf)
Septembre 2007
Tiens, voilà que le rectorat se met à respecter les textes et donner les moyens en conséquence.
( des effectifs passent de 64 à 90 dans des classes prépas )
Cà méritait d'être signalé, non ?
Mars 2007
Voici de quoi dissiper quelques idées établies relatives au temps de travail des enseignants.
Lisez ce rapport
( Patientez un peu , car gros fichier pdf à afficher )
Février 2007
Restructuration : çà continue!
Il est parfaitement clair que la priorité du ministère ne relève pas d'une logique pédagogique mais d'une logique comptable.
En outre, la façon de procéder est plutôt sournoise. Jugez plutôt.
Dans un grand lycée de Grenoble, les 3 plus hauts administratifs se sont réunis en secret aprés avoir reçu du
secrétaire général du rectorat la dotation horaire globale; ce qui les a conduits à supprimer 11 postes de professeurs pour la
rentrée scolaire 2007, puis à annoncer la nouvelle au cours d'un conseil d'administration la veille de départ en vacances et enfin
de transmettre les données au rectorat dés le retour des vacances afin de court-circuiter les réactions.
Scénario connu et pratiqué couramment par les hommes politiques au pouvoir. Mais les syndicats sont vigilants.
Pour ce qui est des Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles, le Rectorat se fiche comme de sa première chemise des textes officiels
relatifs aux définitions des groupes de TD et de TP et surtout se moque éperdument des voeux des futurs étudiants qui souhaitent venir.
En effet, la procédure d'admission est nationale, les candidats doivent émettre des voeux d'affectation qu'ils doivent respecter.
(voir ICI)
De plus chaque lycée doit fixer le nombre d'étudiants par section (avec surbooking).
Or le rectorat, refuse d'augmenter ce nombre (par exemple, passer de 35 à 40) et, plutôt que de donner des moyens supplémentaires
veut réaffecter les étudiants dans des lycées qui ne rempliraient pas leurs sections.
Ainsi un étudiant qui demande à venir dans un lycée de Grenoble, peut se voir affecter dans un lycée de Voiron ou d'Annecy.
Quel mépris pour les souhaits des étudiants ainsi que pour leur demande de logement qui ne peut s'effectuer au dernier moment.
Ne parlons pas du mépris envers les enseignants, établi depuis des lustres.
De même, refus catégorique d'équilibrage des classes. Ainsi, 2 sections identiques de 35 étudiants (ce qui offre une souplesse d'organisation pédagogique)
sont considérées par le rectorat comme 45+25. Bravo pour l'égalité des chances de préparation aux concours.
Quant à l'organisation pédagogique, la mixité de certains groupes est purement inacceptable en première année. ( étudiants avec bacc différents )
Novembre 2006
Signez l'appel pour une reprise en main sérieuse de la transmission de connaissances ICI
Novembre 2005
Haut Comité pour l'Education ET le Politiquement Incorrect.
Le HCE, installé le 8 novembre dernier a tenu sa première réunion jeudi 17 novembre; et déjà tout vole en éclats grâce à Laurent Lafforgue,
membre du HCE.
Rappellons que Laurent Lafforgue, 39 ans, est depuis 2000 professeur permanent à l'IHES (Institut des Hautes Etudes Scientifiques).
La même année il est promu directeur de recherche au CNRS, où il est entré comme chargé de recherche en 1990 au laboratoire de
Mathématiques d'Orsay (unité mixte de recherche du CNRS et de l'université Paris-sud).
Il est titulaire de la médaille Fields 2002, la plus haute distinction internationale accordée en Mathématiques aux chercheurs de moins de 40 ans.
En 1994 il a soutenu sa thèse sous la direction de Gérard Laumon.
Il est ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm (promotion 1986).
Celui-ci a montré un courage exemplaire dans ses écrits puisque le 21 Novembre il a été poussé à démissionner par M. Racine,
Président du HCE, et M. Seban, conseiller du Président de la République pour l'Éducation.
Mr Racine lui a surtout reproché de lui avoir écrit, avec copie à tous les membres, un courriel réagissant à une proposition d'ordre du jour
envoyée par ce même président où il était question de faire appel, entre autres, aux experts de l'Éducation Nationale.
(méthode de travail que conteste le mathématicien).
Mr racine a estimé que la violence passionnée des propos sur l'état actuel de notre système éducatif et la responsabilité des instances dirigeantes
de l'Éducation nationale rendait impossible un débat serein au sein du HCE visant à construire un consensus ou tout au moins une majorité solide.
Voici quel était l'ordre du jour :
Mesdames et Messieurs les Conseillers,
Nous sommes convenus de nous réunir le 17 novembre prochain à 11 heures.
Nous nous retrouverons au 101 rue de Grenelle (Rez-de-chaussée - salle 020).
Un déjeuner, à 13 heures, suivra notre réunion.
Je vous propose d'aborder au cours de cette prémière séance de travail les points suivants :
1) fixation du rythme et des dates de nos réunions (pour l'instant, en tentant de tenir compte des contraintes de chacun,
les mercredis après-midi paraîtraient pouvoir être retenus)
2) échanges sur les échéances du Haut Conseil dont la première saisine par le Ministre, dans les jours prochains, devrait porter
sur le socle commun des connaissances et des compétences, avec un avis à rendre en février 2006
3) échanges sur nos méthodes de travail :
- constitution d'un vivier d'experts français et étrangers auxquels le Haut Conseil pourrait confier des études (socle commun ;
formation des maîtres ; éducation civique)
- appel aux experts de l'Education nationale : Inspections générales et directions de l'administration centrale, en particulier
direction de l'évaluation et de la prospective et direction de l'enseignement scolaire
- réception des organisations syndicales et des associations représentées au Conseil supérieur de l'Education
4) fixation de l'ordre du jour de la prochaine réunion.
Je vous prie de croire, Mesdames et Messieurs les Conseillers, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
Bruno RACINE Président du Haut Conseil de l'Education
Ce qu'a écrit Laurent Lafforgue peut être consulté sur son site personnel ou directement ci-aprés.
Les lecteurs pourront ainsi se forger une opinion.
Ma Conclusion : Quand le Parler Vrai ne va pas dans le même sens que le Politiquement Correct, le stalinisme a encore des émules.
On pourrait raisonnablement se demander qu'elle eût été la réaction si Nicolas Sarkozy avait écrit de tels propos.
Juillet 2005
Les frais d'inscription à l'université JF de Grenoble ont considérablement augmenté.
On a déjà parlé de médecine à 2 vitesses; on doit maintenant inclure l'enseignement supérieur.
Ceci me conforte davantage de mettre mes cours et td gratuitement à disposition sur Internet.
Juin 2005
Un nouveau sigle apparaît : BMP = Bloc de Moyen Provisoire.
L'administration, dans sa logique comptable, l'a introduit.
Et maintenant, les CPGE sont touchées, notamment les Sciences de l'Ingénieur, grosses consommatrices d'heures.
La pédagogie n'est pas la préoccupation de l'administration ( l'a-t'elle été un jour? )
Le raisonnement est effectué sur la base de l'unité horaire; or les Sciences de l'Ingénieur ont des blocs de 2h pour le cours,
des blocs de 4h pour les TD, des blocs de 2h30 pour les TP.
La conséquence est que des étudiants peuvent avoir 3 professeurs dans cette même matière.
Quid du suivi ?
De plus, il y a violation flagrante des textes parus au Bulletin Officiel qui assurent que pour assurer la cohérence
de l'enseignement des Sciences de l'Ingénieur, un même professeur agrégé de Mécanique ou de génie mécanique,
doit en assurer la totalité.
Qui s'étonne encore que l'Etat viole ses propres textes et ne respecte même pas la jurisprudence édictée
par le Tribunal administratif ( heures d'interrogation orale par exemple) ?
Mai 2005
Provocation ? Le ministère s'est évertué à placer des épreuves d'examen le Lundi de Pentecôte, jour devenu ouvré
et trés controversé par la grâce du gadget politique de l'histrion qui nous sert de premier ministre.
Censure ? Le ministre de l'E.N. s'est permis de fausser le compte-rendu d'un débat opposant un partisan du oui
et un partisan du non au référendum sur la constitution européenne, publié dans une revue interne.
Devinez quelle partie a été supprimée ? Même Le Canard Enchainé en a parlé.
Histoire - Géographie : Des directives ont été données pour parler de la colonisation en termes positifs.
Une pétition circule dans l'E.N.
Il me semblait que ces méthodes étaient employées du temps de Staline non ?
Avril 2005
Tentative d'OPA de l'Université vers les CPGE ? Voici un article du journal Le Monde
“
En France, l’enseignement supérieur dans les domaines des sciences et techniques
(y compris les sciences de gestion et les techniques de management)
est organisé en deux filières, dont l’une, celle des grandes écoles et des classes préparatoires,
repose sur une sélection explicite après le baccalauréat et les concours.
Les grandes écoles constituent ainsi un dispositif de formation fondé sur une logique d’intégration des connaissances
et de cohérence des cursus sur cinq années après le baccalauréat, les deux premières années pouvant être mises
en commun au sein des classes préparatoires.
Faut-il insister sur les preuves de la qualité du système des grandes écoles, consacrées de façon évidente par le marché :
employabilité immédiate des diplômés, faible taux de chômeurs, rayonnement des cadres formés “à la française”
dans les sociétés multinationales qui savent très bien où recruter de très bons collaborateurs pour des postes de haute responsabilité ?
Les universités ont cependant tendance, ces derniers temps, à présenter les classes préparatoires
aux grandes écoles (CPGE) comme un système organisé pour leur confisquer des jeunes de qualité à qui
elles n’apporteraient aucune valeur ajoutée.
Dans son discours d’ouverture du dernier colloque annuel de la Conférence des présidents d’université (CPU),
le premier vice-président s’interrogeait en effet sur “quelles mesures proposer pour favoriser un fort rapprochement des CPGE
avec les universités pour arriver, à terme, à leur intégration comme composantes d’universités ?” et ajoutait :
“Il n’est pas normal que les étudiants de classes préparatoires ne connaissent pas le monde universitaire
et ne soient pas confrontés à la recherche.”
Notons qu’il est intellectuellement savoureux d’entendre la même personne prétendre à quelques semaines d’intervalle
que le parcours CPGE-grandes écoles confisquerait les meilleurs élèves et qu’il souffrirait d’une discrimination sociale grave,
que ne connaîtrait pas l’Université.
S’il est exact que les enfants des cadres et professions intellectuelles supérieures représentent un pourcentage important
des élèves des grandes écoles, ce phénomène est aussi présent, dans une moindre mesure, dans les troisièmes cycles universitaires.
Par ailleurs, si on considère l’encadrement en général, on arrive dans les grandes écoles et les troisièmes cycles universitaires
au même niveau de représentation (72 %).
En outre, l’affirmation du premier vice-président signifierait que les étudiants de qualité ne peuvent appartenir qu’aux
catégories socioprofessionnelles élevées.
Faut-il comprendre que l’Université ne partage plus l’ambition nationale de promotion sociale ?
A l’heure où les grandes écoles sont convaincues de la nécessité de favoriser l’épanouissement de tous les talents,
où elles sont parfaitement conscientes du rôle fondamental qu’elles doivent jouer pour faciliter l’accès des catégories
socioprofessionnelles les plus modestes aux formations les plus prestigieuses et où l’ouverture sociale de l’enseignement supérieur
est le premier enjeu de société énoncé dans le document de stratégie générale de la Conférence des grandes écoles rendu public dès 2004.
Chacun constate que, plutôt que de choisir un cursus qui, selon les universitaires, leur garantirait une grande diversité de parcours
et une rencontre déterminante avec la recherche, seule garante de l’innovation, les jeunes préfèrent opter pour un chemin qui monte
durement vers les épreuves des concours et l’intégration dans les grandes écoles.
Ce comportement d’une part significative des jeunes bacheliers démontre une connaissance certaine des réalités socio-économiques
et de l’employabilité des différentes formations.
L’argument de poids concernant l’intégration des CPGE dans les universités est le contact avec la recherche qui existerait
en premier cycle universitaire, les cours étant assurés par des enseignants-chercheurs.
Aujourd’hui les professeurs de classes préparatoires se consacrent exclusivement à l’enseignement, avec un dévouement
qui fait l’admiration de tous, et sont recrutés, pour près de 70 % d’entre eux, parmi les jeunes agrégés qui ont poursuivi
des travaux de recherche et obtenu leur doctorat.
En outre, le goût de l’effort et la capacité de travail acquis par les étudiants de CPGE au contact de ces pédagogues remarquables,
alliés à des programmes conçus pour donner un socle important de connaissances scientifiques, sont reconnus par les recruteurs
comme garantissant l’absence de lacunes sérieuses et constituant un fondement fiable pour la carrière du futur cadre supérieur.
Vouloir véritablement exposer les étudiants de premier cycle à la recherche est en effet une douce plaisanterie et, dans la plupart
des pays du monde, ces premières années d’enseignement supérieur sont consacrées à l’acquisition de savoirs de base académiques.
Dans les plus grandes universités internationales, les meilleurs enseignants de premier cycle sont ceux intéressés par les synthèses
renouvelées de connaissances, donnant à cette fonction d’intégration une vraie dimension de recherche pédagogique;
c’est le profil fréquent des professeurs de classes préparatoires.
Par ailleurs, les universités doivent faire en sorte que les cours, et principalement ceux de premier cycle, ne soient pas vécus
par les enseignants comme les éloignant de la seule tâche noble, à savoir celle de la participation à la recherche,
qui conditionne exclusivement leur avancement.
Mais l’important n’est-il pas que ces enseignants-chercheurs communiquent à leurs élèves passion, curiosité et soif de l’inconnu ?
Le problème est qu’à regarder vivre les jeunes chercheurs les élèves comprennent vite que ce métier qui pourrait être si passionnant
est en fait englué dans une dérive en cléricature, qui ne fait appel ni à la passion ni à l’attrait de l’inconnu ;
que les jeunes chercheurs partent à l’étranger non pas pour rejoindre une équipe travaillant sur un sujet passionnant,
mais parce que la mention “USA” valorise leur CV ; qu’ils soignent les réseaux de façon à étendre leur notoriété ;
qu’ils quittent le plus rapidement possible les salles de cours pour retourner dans les laboratoires du “dieu recherche”.
Quand on connaît le combat incessant des IUT pour que les équipes pédagogiques soient constituées, que la professionnalisation
soit honorée et que les relations avec le milieu socio-économique existent, il est étonnant de voir le premier
vice-président de la Conférence des présidents d’université tenter d’attirer les CPGE en leur faisant miroiter le sort de ces instituts.
Faut-il rappeler les garde-fous qui ont dû être dressés ?
Les commissions pédagogiques de recrutement, le fléchage des moyens, l’existence d’un conseil d’administration propre, etc. ?
Faut-il évoquer le mépris parfois affiché par les collègues de l’université pour ceux qui travaillent en IUT comme on travaille dans la cale ?
A moins d’une refonte totale des statuts qui permettrait aux formations professionnalisées de vivre avec réactivité leur mission
au sein des universités, il n’y a aucune raison pour priver la France de ce qui est déjà, mais pourrait être davantage,
son avant-garde en matière d’enseignement supérieur.
Les expériences pédagogiques, technologiques et institutionnelles des grandes écoles, qui par leur taille moyenne ont
souvent la liberté d’inventer des solutions originales, sont à la disposition de tous ceux qui, sans idéologie,
veulent s’engager dans des démarches de partage de bonnes pratiques.
Filières d’excellence intégrées du baccalauréat au master, les grandes écoles françaises constituent en effet
une référence enviée par nos collègues européens pour la capacité de leurs étudiants à associer, à un âge précoce,
des éléments de culture générale pluridisciplinaire et une aptitude à intégrer des connaissances académiques
et des compétences professionnelles.
Dans le contexte national actuel de l’enseignement supérieur et de la recherche qui ressemble davantage à
une effervescence de panique qu’ à une organisation stratégique, et où le politique suit beaucoup trop le technocrate,
la sagesse conseille de ne pas toucher à ce qui fonctionne en faveur de ce qui fonctionnera peut-être,
et de reconnaître que la construction responsable d’un dispositif d’enseignement supérieur et de recherche articulé
autour des grandes écoles et des universités ne pourra se faire sans une concertation réelle entre les partenaires,
dans le respect de leurs spécificités et de leurs cultures.
L’originalité ducontinuum CPGE-grandes écoles est en effet un facteur-clé de compétitivité de nos ingénieurs
et de nos managers, alors que les coûts par étudiant de ces formations sont très faibles par rapport à
nos concurrents internationaux.
Christian Margaria est président de la Conférence des grandes écoles.
”
Mars 2005
Une association s'est créée pour pallier un manque : Axalta
Sans doute, beaucoup de personnes ne le savent pas mais l'Education Nationale n'a pas de comité d'entreprise.
( De toute façon, l'E.N. s'est toujours f... de son personnel comme de l'an 40 )
Janvier 2005
L'administration fait-elle son travail ? On peut en douter quand on lit sur le site gouvernemental
ce qui suit :
...
Le gestionnaire des ressources humaines (GRH) de votre administration doit obligatoirement vous communiquer
«l’état général des services» vous concernant, à l’âge de 53 ans pour les fonctionnaires qui ont accompli au moins
15 ans de service actif et à l’âge de 58 ans pour tous les autres.
...
Et comme par hasard, c'est l'inverse qui se produit : les enseignants concernés doivent fournir tous les justificatifs
qui permettent de reconstituer leur carrière et leur dossier n'est pas communiqué dans les délais indiqués.
Dans un système centralisé comme celui de l'Education Nationale où tout est stocké, fiché, ...
on peut raisonnablement se demander pourquoi ce transfert de tâche ?
Décembre 2004
Il m'a été rapporté qu'On aurait proposé à des cadres de France Telecom d'être professeur à des conditions plus qu'intéressantes.
J'espère que ceci n'est pas vrai, sinon :
- A quoi sert-il de passer des concours réputés difficiles ?
- Autant démissionner et se faire réembaucher suivant ces conditions , non ?
Novembre 2004
Intéressant de lire dans le Canard Enchainé du 10 Novembre, un article intitulé L'Etat-patron plus radin que le Medef
qui corrobore ce que j'ai écrit en Septembre à propos du salaire des fonctionnaires.
Octobre 2004
Les conseils d'administration des lycées sont-ils de simples chambres d'enregistrement de décisions imposées par les rectorats (donc du ministère) ?
En effet, ordre est donné de soumettre au vote du C.A. un projet tant que celui-ci n'est pas adopté.
Et les syndicats se posent maintenant la question de savoir s'il faut présenter des listes d'enseignants aux élections à ce conseil !
Démocratie ?
Je ne résiste pas au plaisir de citer un article du journal Le Monde :
“Du rififi à l'inspection générale de l'éducation nationale LE MONDE | 05.10.04
L'univers feutré de l'inspection générale de l'éducation nationale cache parfois de sombres conflits.
Pour ce qui semble constituer une première dans l'histoire de cette institution vieille de deux siècles,
une procédure disciplinaire doit être engagée à l'encontre de deux de ses membres accusés d'avoir
manipulé l'ordinateur d'une de leur collègue, dans l'idée de porter atteinte à sa réputation professionnelle.
La nomination de cette inspectrice générale à la présidence du jury du capes externe d'anglais - une fonction prestigieuse -
avait été très mal vécue par les deux autres inspecteurs généraux.
Pour se venger, ils ont alors fomenté une manœuvre de déstabilisation.
L'un des deux inspecteurs généraux s'est arrangé pour accéder à l'ordinateur de la victime, notamment sa messagerie électronique.
En son nom, il a alors envoyé un mail à plusieurs membres de l'administration centrale du ministère indiquant que les sujets
- évidemment top secret - du capes d'anglais 2004 avaient fuité et se trouvaient sur Internet.
Cette annonce, fausse mais effectuée au nom de la présidente, a provoqué un vif émoi au sein du ministère.
En catastrophe, le jury du capes et la direction des personnels enseignants, qui gèrent l'organisation des concours,
ont décidé d'abandonner les sujets initialement prévus pour se replier sur ceux dits "de secours".
Estimant être victime d'une tentative de déstabilisation, la présidente du jury a porté plainte en mars.
Une enquête a été confiée à la brigade de police spécialisée dans les fraudes aux technologies de l'information.
Les policiers ont rapidement réussi à remonter jusqu'aux deux inspecteurs généraux, lesquels ont, ensuite, reconnu les faits.
Estimant qu'un "rappel à la loi" suffisait, le parquet a décidé de classer l'enquête sans suite en juillet.
Les procédures se poursuivent sur le plan disciplinaire.
L'inspection générale a considéré que ces comportements méritaient des sanctions. Mais lesquelles ?
Au ministère, où l'on avoue ne pas trop savoir quelle procédure suivre, on envisage que Jacques Chirac lui-même
puisse être amené à intervenir : les inspecteurs généraux étant nommés par décret du chef de l'Etat,
sa signature pourrait être indispensable pour d'éventuelles sanctions administratives.
Luc Bronner”
Septembre 2004
Informatique
Comment utilise-t'on l'argent du contribuable ?
Pourquoi les enseignants du secondaire ne peuvent-ils plus librement choisir directement un fournisseur
de matériel et doivent donc passer par un organisme officiellement agréé ?
Financement occulte de parti politique ?
Résultat : Avant, pour une somme donnée, il était possible d'obtenir 3 ordinateurs auprés d'un
assembleur local alors que maintenant 2 seulement à peine peuvent être fournis.
En outre, tout problême était résolu dans les 2 jours alors que maintenant il est nécessaire de passer
par un organisme académique qui est toujours débordé faute de personnel.
Devinez les conséquences pédagogiques !
Pourquoi doit-on utiliser obligatoirement un système d'exploitation Micro$oft ?
Imaginez sur tout le pays les royalties versées surtout quand il s'agit de réseaux :
licences serveur + autant de licences que de postes clients!
Pourtant il existe un système d'exploitation quasi gratuit : Linux avec des logiciels GNU gratuits.
De plus, cet OS est plus fiable et beaucoup moins vulnérable aux attaques de type viral.
Pourquoi paye-t'on trés cher des services externes ? (par exemple, pour installer un réseau)
En rémunérant des compétences internes, il est possible d'obtenir des résultats plus performants
et surtout un meilleur suivi.
Administration
“ Pas de vague. ” semble être la devise de celle-ci. Quel est véritablement son rôle ?
Y-a-t'il un pilote dans l'avion ? On se le demande parfois.
Confusion entre autorité et autoritarisme ? Rôle de petits chefs joués par certains personnels administratifs ?
Abus de pouvoir ? Pressions sur les enseignants en début de carrière ?
Pourquoi refuse-t'on de rembourser les frais d'envoi par la poste de copies corrigées alors qu'un déplacement en TGV
pour apporter ces mêmes copies sera défrayé ?
Pourquoi la correction de copies n'est-elle rémunérée qu'un an aprés, et encore suite à une menace du personnel de ne plus effectuer ce travail ?
Pourquoi convoque-t'on des enseignants en leur donnant un ordre de mission sans remboursement de frais ?
Pourquoi le taux de remboursement des frais est-il tel qu'il faudrait aller dans un hôtel borgne pour pouvoir amortir ceux-ci ?
Inspection
Il me semblait que celle-ci devait avoir un rôle pédagogique, non ?
Son rôle de sanction est fréquemment constaté.
Il est vrai que certains inspecteurs sont remarquables ... du fait d'un comportement plus humain.
Il est admirable de constater que des ex-enseignants (qui n'ont plus dispensé des cours depuis des lustres)
sont censés conseiller les autres! (en fait, ils se gardent bien de le faire)
Quand on pense que certains politiques sont recasés Inspecteurs généraux, on croît réver.
Pourquoi ne pas supprimer cette fonction?
Syndicats
Otez-moi d'un doute, c'est bien la défense du personnel qui est la principale préocupation de ceux-ci ou le maintien de leurs prérogatives?
Je me pose la question car je cherche désespérément les revendications salariales dans les motifs de grève.
Qui s'étonnera du peu de syndicalisation du personnel ?
Au fait, avez-vous comparé l'évolution de carrière d'un représentant syndical avec celle d'un enseignant lambda ?
Votre conclusion ?
Personnel
Pourquoi supprime-t'on des postes pour les remplacer par des emplois précaires ?
Je pense notamment aux personnes préposées aux photocopies dans un lycée.
Pourquoi y-a-t'il différence de traitement entre certaines matières ?
Agents de laboratoire pour les TP de Sciences Physiques et aucun en TP de Sciences Industrielles.
Enseignants
A ceux qui pensent que les enseignants ne travaillent que durant les heures devant élèves ou étudiants, je réponds :
Pensez-vous qu'un joueur de football qui ne joue que 90 minutes par semaine ne travaille que ce laps de temps ?
De même, un chanteur qui donne un spectacle pendant 2 heures, etc...
Mépris caractérisé de l'administration centrale envers son personnel ? Souvenons-nous de la période du ministre C.A.
Quelle est la vitesse d'ouverture du parapluie d'un responsable administratif quand un enseignant a un problême ?
A combien pourrait-on évaluer la perte de pouvoir d'achat de la catégorie A du fait du manque de revalorisation chronique de celle-ci ?
Pourquoi l'allongement de la durée de carrière, rendue nécessaire à cause de la réforme des retraites,
ne s'est-elle pas accompagnée d'un relèvement de la grille indiciaire: 12ème, 13ème échelon ?
Pourquoi les enseignants en début de carrière s'écrasent-ils quasi systématiquement devant l'administration ?
Peur pour leur carrière ? On se demande bien pourquoi compte-tenu de la grille indiciaire connue de tous.
Au fait, pourquoi assimile-t'on quelqu'un que l'on ne voit pas à quelqu'un qui ne fait rien ?
Et le corollaire, comment avec peu de substance, certains arrivent à faire beaucoup de mousse ?
La cerise sur le gateau : la formation continue. Entendu : “ Un enseignant est suffisamment intelligent pour se former seul. ”
Quelle belle formule! Chacun appréciera comme il convient la pertinence (bétise?) de cette phrase!
Elèves et Etudiants
Le goût de l'effort disparaît progressivement. Il faut dire que la civilisation des loisirs est à son apogée.
Le système éducatif est un des vecteurs de l'ascension sociale. Ne me parlez pas de l'égalité des chances : c'est pire qu'il y a 20 ans.
Pourquoi ne pas introduire un système de concours pour attribuer de substantielles bourses aux étudiants méritants dans le besoin ?
80% d'une classe d'âge doit avoir le baccalauréat d'aprés le gouvernement : facile en faisant pression
sur les enseignants pour que les notes soient relevées. On manipule qui ?
Ne demandez plus à un élève de respecter un enseignant : le gouvernement, les journaux, les parents dénigrent ceux-ci à tout propos;
mais bizarrement personne ne voudrait être à leur place.
CPGE
Pourquoi la nomination des enseignants dans les classes préparatoires aux grandes écoles n'est-elle pas transparente ? Fait du prince ?
Pour être admis dans une classe prépa, un étudiant doit remplir un dossier.
Dans un lycée, une commission de sélection examine les dossiers en Mai et effectue un choix.
Quel est son rôle effectif ? On se le demande véritablement quand on voit arriver en Septembre un étudiant refusé par l'ensemble des professeurs.
Serait-ce parce que les parents de l'étudiant concerné apportent de l'argent au lycée par le biais de la taxe d'apprentissage?
C'est ce qui s'appelle acheter son admission, non ?
Université
Fabrique de chômeurs ? Pédagogie ? Suivi des étudiants ?
Entendu lors de l'accueil d'étudiants en 1er cycle scientifique :
“ Regardez bien votre voisin de droite puis votre voisin de gauche; vous ne les reverrez plus l'année prochaine. ”
Déclaré (à regret) par le vice-président d'une grande société concernant une éventuelle embauche :
“ Sur 100 postulants, si un seul provient d'une école d'ingénieurs de niveau Z, nous prendrons celui-ci. C'est la règle!”